Chapitre 1 - Clean Language

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En bref

L'utilisation d'un clean language[1] par le thérapeute facilite le processus du client, en s'assurant que le sens et la résonance du client restent totalement intacts, non contaminés par les mots du thérapeute. Cela ouvre la porte au changement. Des états d'auto-concentration et de transe naturelle sont induits. Le processus non conscient est consolidé. La résistance n'est pas évoquée. Les paroles du client sont suivies jusqu'aux origines de l'expérience. Le clean language implique une expérience participative ; le client se sent compris. Le langage du thérapeute évoque une expérience dynamique et vivante chez le client, préservant les informations du client sous leur forme originelle. La façon dont le client traite et stocke l'information est révélée.

Métaphore historique

Le 20 mars 1847, le docteur Ignace Philipp Semmelweis[2]commença à exercer sa fonction d'assistant complet dans le service médical de la première maternité de l'Hôpital Général de Vienne. Le taux de mortalité des femmes qui accouchaient dans l'aile médicale, opérées par les obstétriciens et leurs étudiants, était dévastateur. La fièvre puerpérale décimait les mères malheureuses qui avaient la malchance d'être admises dans le service médical de la maternité.

Dans le service de sages-femmes adjacent de la même première maternité, jouxtant la maternité dans le même bâtiment, des mères heureuses et en bonne santé donnaient naissance à des enfants en bonne santé.

Ce scandale n'était pas un secret pour le grand public. Les femmes en travail étaient traînées en hurlant dans les rues jusqu'au service médical de la maternité, un jour sur deux. Les femmes pauvres de Vienne préféraient accoucher dans la rue plutôt que d'être admises dans le service médical d'obstétrique.

Telles sont les conditions auxquelles Semmelweis est confronté du 27 février 1846 à la fin mai 1847. Durant cette période, Semmelweis a étudié et observé les méthodes, les pratiques et les procédures dans les deux services de maternité. Il a pratiqué des centaines d'autopsies. Après mûres réflexions, et par élimination, Semmelweis est arrivé à la conclusion que la différence essentielle entre les deux services était la présence des médecins praticiens dans le service médical et l'absence de médecins praticiens dans le service des sages-femmes Se pourrait-il que les médecins aient transmis la cause de la fièvre puerpérale à ces malheureuses femmes ? Semmelweis ne pouvait proposer aucune autre hypothèse logique.

Le 7 juin 1847, Semmelweis avait installé des lavabos portables et ordonné aux médecins traitants et aux étudiants de se frotter soigneusement les mains avec une solution de chlorure de chaux en entrant dans le service. Il installa d'autres lavabos portables et ordonna aux médecins de se frotter les mains entre chaque examen obstétrical. Semmelweis a personnellement supervisé le lavage des mains. Les médecins étaient scandalisés. En trente jours, le taux de mortalité a chuté de 18% à 2,45%. Semmelweis a été chassé de son hôpital en octobre 1850 par ses collègues médecins indignés. Il est retourné en Hongrie et, bien qu'honoré par diverses nominations universitaires et professionnelles, on dit que ses combats à Vienne lui ont causé des dépressions mentales répétées.

Au cours de la deuxième semaine de décembre 1985, un médecin, que l'on peut à juste titre qualifier de psychiatre le plus célèbre d'Amérique, a posé une question à son patient. Ce célèbre médecin a une formation complète en psychiatrie médicale et en psychanalyse, il est l'auteur de nombreux ouvrages excellents sur sa spécialité, il est à l'origine d'une approche précieuse et novatrice de l'une des maladies psychiatriques les plus difficiles et les plus répandues, il est titulaire de prestigieuses nominations professorales et de nombreux prix, et il est un clinicien aimable et compétent. Devant un vaste public de cliniciens, il a demandé à son patient de démonstration : "QU'EST-CE QUE VOTRE ESPRIT VOUS A AMENÉ À FAIRE DE CONCRET ?"

Langage du Client

Les thérapeutes ont toujours utilisé le langage et le comportement de leurs clients comme matériau principal. Pour certains thérapeutes, le langage du client est révélateur du processus sous-jacent. Le Dr Aaron Beck[3], à son grand mérite, accorde tout le crédit et la reconnaissance à ce que dit le client. Il lui demande d'examiner plus attentivement son expérience et accorde ensuite tout le crédit à ce que le client dit de son expérience. En prêtant attention au langage du client, nous examinons non seulement les canaux auditifs, visuels et kinesthésiques qu'il utilise, mais nous prêtons également une attention particulière à la façon dont le client utilise le langage pour décrire ses expériences et ses réalités internes. Les clients ont plusieurs façons de le faire.

L'utilisation d'un clean language par le thérapeute permet au client de raconter son histoire dans l'une des quatre formes de langage. Ces formes sont des moyens pour les clients de donner un sens à leur monde. Ce sont des modes de description de leur monde. Ce sont des modes de description de leur propre expérience interne. Ces langages de l'expérience diffèrent de la façon dont nous parlons normalement de la réalité extérieure. Ce sont les langages qui se trouvent à l'intérieur d'une matrice (voir Chapitre 2 - La Matrice de l'Expérience) et ils sont des constituants essentiels de la réalité interne. Ces langages peuvent agir comme une lentille à travers laquelle nous pouvons agrandir et figer le temps, étendre la signification dans la matrice et rendre manifeste un qui est là dans la manière unique du client d'exprimer sa réalité interne.

Les quatre langages dans lesquels les connaissances et les expériences sont exprimées sont les souvenirs, les métaphores, les symboles et la sémantique. Un client peut exprimer sa réalité interne dans un ou plusieurs de ces quatre langages. Dans ces langages, nous cherchons à découvrir le moyen par lequel un message particulier de la réalité expérientielle immédiate du client est délivré. Nous voulons découvrir lequel de ces langages semble être le langage prédominant. C'est-à-dire, le langage le plus riche dans lequel le client transmet cette information et dans lequel son expérience de tout événement particulier est caractérisée. La densité est une mesure du temps qu'un client consacre à chacun de ces quatre langages ou la proportion de sa réalité qui est livrée dans chacun de ces langages.

Souvenirs

Le premier de ces langages sont les souvenirs. Un souvenir est le rappel de tout événement du passé. Le client relate des événements particuliers qui se sont produits. Il peut également y avoir des souvenirs anticipés concernant l'avenir ou l'attente de choses qui pourraient se produire. Les souvenirs sont le rappel d'événements réels ou imaginaires. Lorsque le thérapeute écoute les informations, il entend le récit d'un rappel des événements et une description de ce qui s'est passé. Le client donne généralement sa version de ce qui ne va pas en termes de souvenir et la relie au passé : lorsqu'un mari parle de sa relation avec sa femme et qu'il se concentre sur : "Si seulement je ne l'avais pas frappée à l'époque, nous n'aurions pas ce problème aujourd'hui", le mari identifie cet événement passé comme la cause principale qui l'affecte maintenant.

Symboles

Le langage suivant est celui des symboles internes. Ce sont des symboles dérivés. Ils sont différents des symboles jungiens en ce sens qu'ils sont idiosyncrasiques plutôt qu'universels. Le symbole de chaque client est une expérience interne : un ressenti physiologique ou psychologique qui se situe dans les limites de son corps. Il a une anatomie. Il est situé à l'intérieur du corps.

Un mari qui est confronté à un problème avec sa femme, au lieu de parler de ses souvenirs, pourrait davantage parler de sa physiologie : "Je suis tellement bouleversé par le fait que j'aie frappé ma femme et par notre relation maintenant, c'est tellement tendu que chaque fois que nous nous rencontrons et que nous parlons, j'ai ce noeud dans l'estomac qui me rend si tendu et nous n'avons tout simplement plus de relation". Il parle en termes de physiologie et de symboles internes, qui sont son langage prédominant.

Métaphores

Un autre langage est celui des métaphores. Ces métaphores n'ont pas d'application universelle. Elles sont issues de la propre expérience du client et sont extérieures au corps : "J'ai un nuage au-dessus de moi, la vie est un bol de cerises, chaque nuage annonce une petite éclaircie". Un mari qui se présente dans le langage des métaphores pourrait dire "Depuis que c'est arrivé, nous ne communiquons plus. C'est comme s'il y avait un mur entre nous. Chaque fois que j'essaie de parler à ma femme, c'est comme si j'essayais de parler à travers un mur de briques". Le mur est la métaphore. La densité de son langage est dans les métaphores. Le problème n'est pas le ressenti, ou le fait qu'il ait des souvenirs, ou ce qu'il a fait. Il est préoccupé par le mur qui les sépare maintenant.

Sémantique

Le quatrième langage est la sémantique. Ce qui est important dans ce langage, c'est la définition personnelle des mots. Dans un langage, ces mots ont un sens, dont découle l'expérience du client qui parle dans son langage particulier. Un mari pourrait dire : "Elle a vraiment mérité ce que je lui ai fait, elle est tellement immature. Si elle était plus mûre, nous n'aurions pas de problème. Le problème réside en fait dans la communication. Cela n'a pas vraiment de rapport avec ce que j'ai fait, mais nous ne communiquons pas maintenant et je pense simplement que c'est son immaturité qui provoque ça. Les choses ne vont pas bien entre nous et si seulement elle changeait et grandissait, alors nous n'aurions pas de problème. Et notre vie de famille n'est pas ce qu'elle devrait être". Ici, le client présente l'immaturité de sa femme. La sémantique est un peu délicate. Les autres langages sont traduits avec des mots. En sémantique, ce sont les mots et non les significations qui ont le plus grand impact. Lorsque le client parle en termes de métaphore et qu'il parle d'un mur de briques, les mots ne signifient pas grand-chose. C'est l'idée du mur de briques et de ce qui est visualisé qui est importante.

Lorsque le client parle en termes de symboles - à propos du noeud dans son estomac, par exemple - c'est ce qu'il ressent qui est important. Les mots qu'il utilise ne sont pas importants. C'est le symbole, le noeud dans son ventre, qui est en question.

Lorsque nous parlons du langage des souvenirs, les mots donnent simplement des informations. C'est le souvenir lui-même qui est le plus significatif plutôt que les mots utilisés.

Quatre langages

Voici quelques-unes des distinctions entre les quatre différents langages et la façon dont elles ont prennent sens. Un problème peut être présenté de quatre manières différentes. Notre premier objectif est de découvrir lequel de ces quatre langages le client utilise en premier lieu.

En développant une matrice, nous voulons identifier la réalité du langage du client et développer son expérience uniquement dans son langage. Par exemple, nous ne posons normalement pas de questions telles que "Comment vous sentez-vous ?" ou des questions liées au comportement ou aux raisons pour lesquelles le client a fait quelque chose. Nous voulons savoir comment le client exprime son expérience et dans quel langage. Nous pouvons alors utiliser son langage pour intervenir. Au niveau externe - cassette vidéo - les maris qui battent leurs femmes pourraient avoir le même comportement. Dans le cas de quatre maris différents, l'expérience, et la façon dont elle est structurée en interne dans la matrice d'expérience du client, est très différente. L'objectif du thérapeute est de parler et de travailler entièrement dans le langage du client. Le thérapeute effectue son intervention clinique dans le cadre de référence du client.

Le thérapeute adopte le langage du client afin d'obtenir des informations de ce dernier et de lui fournir des informations. Le thérapeute n'invite pas le client à apprendre le langage du thérapeute. Il est important d'utiliser le langage du client car le mélange de métaphores ne permet pas une thérapie efficace.

La découverte du langage choisi par le client nous aide à concevoir une intervention qui correspondra à l'expérience du client. Une femme a été violée. Elle parle de ce traumatisme. Nous pouvons normalement supposer que nous devons faire face à l'événement du viol, aux types de violence qui ont eu lieu, et travailler avec elle sur ce sujet. En écoutant le langage dans lequel elle exprime son expérience, nous pourrions faire une intervention totalement différente. Si la densité de sa communication se présente avec le souvenir du viol, elle pourrait dire "Je l'ai vu arriver dans la rue et cela se voyait dans ses yeux ; et puis j'ai su et je continue à voir cela quand je me réveille la nuit. Je peux sentir ses mains sur moi. Je peux sentir la brutalité et l'odeur et je continue à le revivre encore et encore". Ici, la cliente est dans un langage de souvenirs, et le fait de travailler avec l'événement réel du traumatisme pourrait permettre d'obtenir un bon résultat.

La cliente peut, en fait, se présenter d'une manière différente. Bien que le viol ait eu lieu, ce dont elle parle est le sentiment de colère qu'elle ressent maintenant pour l'auteur du viol. Cette colère est comme une bouffée de chaleur qui brûle dans sa poitrine et qui se propage sur son visage comme un feu. La base de la présentation actuelle est symbolique. Il y a cette sensation brûlante de vouloir se venger et tuer l'agresseur ; alors que dans le souvenir de l'événement réel, sa physiologie à ce moment-là était celle d'une personne glacée et qui se sentait comme du béton incapable de faire quoi que ce soit. Nous avons ici deux ensembles physiologiques différents : la sensation de béton glacé qui se produit au moment du viol, puis, quelques jours plus tard, cet ensemble physiologique du feu qui brûle dans sa poitrine. Lorsqu'elle se met en colère - et c'est un moment différent - elle a maintenant un langage différent. Ce n'est plus le langage des souvenirs, c'est plutôt le langage de cette physiologie, la physiologie symbolique, le feu dans son corps.

Une autre cliente se présente dans un langage plus métaphorique. Après le viol, elle se sent dégradée et sans valeur. Elle allait devenir nonne, mais maintenant, aux yeux de Dieu, elle n'en est plus digne. Elle est comme un tas de boue inutile et totalement indigne. Le tas de boue dans lequel elle sent qu'elle a été jetée est sa métaphore. Sa densité n'est pas liée au viol, ni aux sentiments qu'elle éprouve immédiatement après, ni à ceux qu'elle éprouve, ni à l'auteur du viol. Il s'agit plutôt de sa métaphore et du sentiment d'être dégradée aux yeux de Dieu. Cela ne l'aidera pas beaucoup si nous nous occupons de son souvenir du viol ou si nous sommes d'accord avec sa colère parce que sa densité et son langage sont exprimés et orientés vers la métaphore. C'est orienté vers l'avenir et elle dit maintenant qu'elle ne peut pas atteindre ce qu'elle considérait comme son but dans la vie.

Une cliente qui se présente de manière plus sémantique peut se présenter de manière homogène avec toutes ces formes de langage. Elle peut également être mise en valeur par les souvenirs. Elle en parlera encore et encore : l'idée d'avoir été violée ; tous les hommes sont comme ça, et elle ne les fréquentera plus jamais. Ce sont des brutes. Elle utilise des mots pour décrire son expérience entière, et l'expérience est contenue dans ces mots. C'est la forme sémantique qui est importante. Une intervention différente est nécessaire ici, car la densité se présente à un moment différent et dans un langage différent également.

Langage du thérapeute

Différentes psychothérapies ont accordé différents degrés d'attention aux mots que les thérapeutes utilisent pour parler à leurs clients. Les deux écoles qui viennent immédiatement à l'esprit comme ayant prêté une attention considérable à la manière exacte dont les thérapeutes s'expriment sont la PNL et les thérapeutes ericksoniens. Tous deux parlent de correspondance et de rythme dans leur effort pour parler dans le même langage que le client. Les thérapeutes PNL mettent l'accent sur les sous-modalités et sur le fait que la plus grande densité du client est visuelle, auditive ou kinesthésique. Nous pensons que la place que nous accordons au clean language - qui permet au client de rester dans l'état alpha, de rester au niveau de la matrice, et dans la sphère mentale dans laquelle il se trouve - va au-delà des efforts de ces écoles.

Le clean language est une condition préalable pour développer la matrice d'expérience du client et pour discerner le langage particulier que le client utilise pour se référer à sa réalité. La forme et la structure des questions limiteront les possibilités de réponse du client et peuvent engendrer une forme de vision étroite qui restreindra son choix de réponse. Si l'on demandait : "Et comment vous sentez-vous par rapport à cela ?", cela tendrait à limiter la réponse du client. Cela supposerait que la manière la plus utile pour lui de répondre soit liée à un sentiment. En fait, ce à quoi le client aurait pu vouloir répondre pourrait être une construction intellectuelle. En posant des questions sur les sentiments, on aurait tendance à limiter le spectre de la réponse. Nous ne permettrions pas au client d'exprimer son expérience dans son propre langage. Nous devons faire attention à la forme de la question et à la catégorie de langage que nous utilisons, car nous ne voulons pas limiter la manière dont le client répond.

Le premier objectif est pour le thérapeute de garder le langage clean et de permettre au langage du client de se développer. Le second objectif est que le langage clean utilisé par le thérapeute soit un langage facilitateur, en ce sens qu'il facilitera l'entrée dans la matrice de l'expérience, et dans cet état modifié qui peut être utile au client pour accéder à son expérience par lui-même.

Lorsqu'un client se trouve dans une matrice, il est également dans un état modifié. Lorsqu'il est hors de la matrice, il a tendance à être hors de l'état alpha. Au premier niveau de la matrice, le client sera dans un état alpha, orienté vers l'intérieur et prêtant attention à l'environnement interne plutôt qu'externe. En utilisant un langage clean pour poser des questions clean, nous découvrons l'infrastructure de la réalité du client.

La transe

Un langage propre facilite toute expérience dont le client a le plus besoin. Nous ne soutenons pas que les clients doivent entrer en transe. C'est peut-être là une autre distinction inscrite dans la démarche d'utilisation du clean language. Elle peut être très propice à une transe. Nous n'avons pas recours à des artifices, des techniques, des injonctions ou des instructions directes pour encourager le client à entrer en transe.

Dans l'hypnose traditionnelle, une transe est facilitée par le langage, le rythme et les injonctions que le thérapeute utilise. Contrairement à cette approche traditionnelle, le langage clean peut produire un état alpha simplement parce que le langage n'est pas différencié. Il n'est pas poussé dans une direction particulière pour distraire le client et l'empêcher d'entrer dans un état approprié de la manière la plus naturelle possible. Il n'y a pas de support artificiel pour l'état alpha et l'état modifié est facilité parce qu'il est orienté vers un but. Le client, en s'approchant d'un but particulier chez lui, crée un environnement dans lequel l'état alpha est induit. La structure des questions induit l'état modifié, par opposition aux instructions ou injonctions directes données au client sur le fait d'entrer en transe. Afin de découvrir les réponses aux questions clean, le client passe naturellement à l'état alpha. Ce qui est différent d'une tentative d'entrer en transe dans le but de faire quelque chose. L'état alpha est un sous-produit de la direction que nos questions indiquent.

En s'adressant à une matrice qui se situe dans le passé, le présent ou le futur, le thérapeute maintient la congruence avec cette période. Le thérapeute fait sortir son client de l'état alpha s'il se trompe dans les temps des verbes ou s'il parle d'une chose dans une temporalité différente. Pour maintenir un langage clean, il faut que la structure du langage du thérapeute soit en harmonie avec l'orientation du client dans la temporalité.

La structure de la question du thérapeute induit indirectement l'état alpha, sans rien dire sur la transe. La transe est souvent une condition préalable à la recherche de la réponse. Les clients modifient leur état en allant quelque part pour obtenir cette réponse. Ce quelque part, c'est là que nous voulons les laisser, et il se trouve que c'est là qu'ils peuvent se développer dans la transe.


Tableau 1
Quelques exemples du Clean Language
Questions Questions Clean
Que puis-je faire pour vous ? Que voulez-vous qu'il se passe ?
Comment puis-je vous aider ? Qu'est-ce qui serait le plus utile ?
Quel semble être le problème? Que voulez-vous ?
Quel est votre problème ? Que souhaiteriez-vous ?
Qu'est-ce qui vous amène ici (aujourd'hui) ? Que souhaiteriez-vous (qu'il arrive ici aujourd'hui) ?
Que ressentez-vous ? Vivez-vous quelque chose en ce moment ?
Qu'est-ce qui vous passe par la tête ? Y a-t-il quelque chose (auquel vous pensez) ?
À quoi pensez-vous ? Y a-t-il quelque chose auquel vous pensez ?
Je suis à l'écoute. Souhaitez-vous dire quelque chose ?
A quoi pensez-vous ? Pensez-vous à quelque chose ?

Notes

  1. NdT : clean language peut littéralement être traduit par langage propre.
  2. NdT : cf. Ignace Philippe Semmelweis sur Wikipédia
  3. NdT : cf. Aaron Temkin Beck sur Wikipédia