Questions à échelle en Orienté Solution

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Auteur : Coert Visser
Source : http://articlescoertvisser.blogspot.com/2009/02/solution-focused-scaling-questions.html
Date : 2009


Traducteur : Fabrice Aimetti
Date : 18/09/2018


Traduction :

Steve De Shazer, un thérapeute américain et co-développeur de l'approche orientée solution, discuta dans les années 1970 avec un client venu pour sa deuxième séance. Il demanda au client ce qui allait mieux maintenant. Le client répondit spontanément : "J'ai presque atteint le 10 cette fois !" De Shazer commença alors à jouer avec l’idée d’utiliser des chiffres pour décrire une situation. C'est de cette manière qu'a commencé le développement de la question à échelle utilisée dans la thérapie orientée solution (Malinen, 2001). Aujourd'hui, les questions à échelle sont devenues les techniques les plus connues et les plus fréquemment utilisées dans l'orienté solution. Les questions à échelle sont relativement faciles à utiliser et extrêmement diverses. De nos jours, de nombreux thérapeutes, coachs et managers les utilisent. Même de nombreuses personnes qui en savent peu sur l'approche orientée solution connaissent la question à échelle.

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Le schéma suivant (Visser, 2009) visualise toutes ces étapes :

Schema-Questions-a-l-Echelle fr.png

Différents types d'échelle

Il y a plusieurs façons d'utiliser les questions à échelle. Vous trouverez ci-dessous les utilisations les plus fréquentes de la question à échelle.

  1. L'échelle de la réussite : c'est l'application la plus connue de l'échelle. Sur cette échelle, 10 est la situation souhaitée et 0 est la situation dans laquelle rien n'a encore été accompli. Le succès auquel cette échelle fait référence peut être tout ce que vous pourriez trouver pertinent, comme communiquer plus efficacement, résoudre plus efficacement les problèmes, produire plus efficacement, travailler en étant plus ciblé sur le client, etc.
  2. L'échelle de la motivation : cette échelle est utilisée pour discuter et renforcer la motivation du client. Sur cette échelle, le 10 peut être quelque chose comme : "Je suis prêt à faire beaucoup pour atteindre l'objectif", et 0 peut être : "Je ne suis pas disposé à faire quelque chose pour cela". Cela peut sembler un peu paradoxal mais en passant par les étapes de base de la question à échelle, les clients acquièrent souvent plus de contrôle sur leur propre motivation. Ils apprennent à réguler leur propre motivation et deviennent capables de se motiver par eux-mêmes. Quand leur motivation s'affaiblit, ils peuvent faire des choses qui les auraient aidés dans le passé à devenir plus motivé.
  3. L’échelle de la confiance : cette échelle est utilisée pour discuter et renforcer la confiance du client à pouvoir atteindre la situation souhaitée. Un 10 peut être : "J'ai beaucoup confiance en moi pour pouvoir accomplir cela" et un 0 peut être : "Je n'ai aucune confiance". Tout comme pour l'échelle de la motivation, le client apprend à réguler sa propre confiance. Cela peut avoir un fort effet stimulant. Quand un client a peu de confiance dans le fait qu'il sera capable d'accomplir quelque chose, ça n'a pas de sens pour lui d'agir. Une fois que sa confiance grandit, le seuil est abaissé pour passer à l'action.
  4. L’échelle de l’indépendance : un principe important du travail orienté solution est que nous voulons empêcher les clients de devenir dépendants des coachs. L'échelle de l'indépendance peut aider à mettre en place cela. Cette échelle est utilisée pour discuter et renforcer l'autonomie des clients. Un 10 peut être : "Je sais comment je peux procéder avec cela et je n'ai plus besoin d'aide" et un 0 peut être : "Je ne sais pas comment procéder et j'ai besoin d'aide". L'échelle de l'indépendance est souvent utilisée dans une situation où le client a une sorte de problème de prise de décision. L'avantage de cette échelle est qu'elle aide à empêcher que les coachings et les thérapies ne prennent plus de temps que nécessaire. Même si le problème n'est pas complètement résolu, cela ne signifie pas nécessairement que l'aide professionnelle doive continuer. Souvent, le client est capable de continuer de façon indépendante.


Références

  • Malinen, T. (2001). From Thinktank to New Therapy: The Process of Solution-Focused Theory and Practice Development. Ratkes 2, 2001 & Ratkes 3.
  • Visser, C.F. (2009). Doen wat werkt. Oplossingsgericht werken, coachen en managen. Van Duuren Management, 2e druk.